Auteur : Virginie M.

En Provence (balades, art et coins secrets …) – 1/2

Ce matin, alors que je laissais fondre sur ma langue une cuillerée de miel de garrigue (celui du Moulin Jullien à Saint Saturnin les Apt, mon préféré), je me suis dit que finalement, ce n’est pas parce que les vacances sont déjà loin qu’il ne faut pas partager adresses gourmandes et endroits secrets découverts cet été – et que j’aurais mauvaise grâce à ne pas vous livrer. Après tout, certains d’entre vous ont peut-être prévu de se balader en Provence cet automne ou de s’y rendre l’été prochain. Donc, il n’est jamais trop tard !… Comme je le laissais entendre dans mon article précédent, ces deux semaines passées en Provence ne nous ont pas vu sillonner la région comme des stakhanovistes de la découverte touristique. D’abord parce que je souhaitais ne pas trop bouger, éviter d’avaler les kilomètres enfermée dans une voiture et aussi parce que ces villages, cette campagne, je les connais. Il s’agissait plus d’une redécouverte tranquille, sans guide de voyage, sans plans, sans but précis sinon celui de se balader dans les …

Un moulin en Provence (voyage en pays connu)

Réveillée la première, j’ouvre un œil. La chambre est calme, rafraichie par la nuit, les deux fenêtres ouvertes sur une brise légère et le chant des oiseaux matinaux. Une lumière rose abricotée filtre entre les branches du chêne, promesse d’une journée de soleil, d’azur et de cigales à tue-tête. Les écureuils nous ont laissé dormir et n’ont pas sauté, rebondi, dansé à la fraiche sur le toit comme à leur habitude. Des écureuils noctambules qui, les premières nuits, nous ont réveillés en sursaut. Comment d’aussi jolies petites bêtes, légères comme des plumes, peuvent-elles être aussi bruyantes ? Cette nuit, j’ai dormi comme un loir. Tiens, à moins que ce ne soient des loirs ? Je m’étire (mon premier réflexe le matin même si je suis très en retard), contemple mes ongles de pieds peints dans un rose indien qui me ravi (oui je sais, je reste une petite fille) et organise mentalement ma journée de vacance. Une journée de plus pour vivre comme on devrait pouvoir vivre tous les jours. Une journée de plus pour …

Prête à partir …

Le voyage est finalement moins une destination et un nombre de kilomètres à parcourir qu’un état d’esprit. Certains naissent voyageurs, nomades, libres et curieux comme les chats (je suis de ceux-là) alors que d’autres, casaniers indécrottables, ne trouvent leur équilibre que dans le confort rassurant d’un quotidien à leur mesure. L’un n’empêchant pas l’autre (vous commencez à connaitre ma devise), j’ai toutefois besoin d’un point d’ancrage apaisant ; ainsi, mon appartement est mon refuge que je n’ouvre d’ailleurs, à l’instar des japonais, que très rarement aux étrangers. Mes livres, un tapis moelleux, des coussins, quelques fleurs sur la table, du thé brûlant en toute saison, le calme me sont nécessaires. Ne pas encombrer, ne pas s’encombrer (je suis la spécialiste du « nettoyage par le vide ») mais s’entourer de quelques beaux objets, de galets-sculptures, de souvenirs de famille et de voyages. Un intérieur épuré, rangé, harmonieux et d’une propreté exemplaire m’est aussi indispensable que l’air que je respire. Certains font de la relaxation, moi je range et je fais le ménage … A la …

Smeus

Smeus ou pommes de terre et crevettes grises à la mode belge … Encore une recette belge me direz-vous ? Oui, mais j’aurais quelques scrupules à ne pas la partager tant ce plat est un délice. C’est mon monsieur, archétype du Belge gourmand (mais néanmoins gourmet), friand de frites, de bière trappiste, de filet américain* et de crevettes grises qui me le fit découvrir il y a maintenant quelques années. Un soir, arrivant à Bruxelles directement du travail, c’est-à-dire exténuée et affamée, je le trouvais installé à la table de la cuisine devant une montagne de crevettes qu’il décortiquait une à une, patiemment, et avec une dextérité qui ne pouvait être que le fruit d’une longue expérience et d’un apprentissage précoce – chez sa grand-mère à Knokke-le-Zoute m’expliqua-t-il où on les dégustait au petit déjeuner avec des tartines de beurre salé. Le chat surveillait l’opération assis sur une chaise, le museau sur la table, stoïque. Je fis comme lui, piochant quand même deux crevettes, une pour le félin, une pour moi, afin que nous en …

Bonne fête Diane !

Sur cette photo, prise à Saint-Jean Cap Ferrat, j’ai 2 ans et ma mère adorée un peu plus de 20 ans. Soleil et bonheur … Il est des photos, des moments, qui sont des concentrés (sans que l’on ne le sache à l’instant où on les vit) de la vie qui sera la nôtre, de la relation qui nous unira à tout jamais. Inséparables. Soleil et bonheur, toujours. Ma mère est mon soleil, mon bonheur, la vie même. Bonne fête Diane, bonne fête maman !!!    

Tartines belges, tartines de printemps

J’adore les radis et le printemps venu je ne résiste pas à leur belle couleur rose indien et leur croquant frais-piquant. J’aime les manger avec juste un peu de sel de Guérande, un très bon pain de campagne et du beurre salé, émincés en jolies rondelles dans une salade composée ou … sur des tartines ! Je ne connaissais pas cette recette avant que Monsieur Bruxelles n’évoque ses souvenirs gourmands de petit ket* et ces fameuses tartines belges. Depuis, à la belle saison, je prépare souvent en guise d’en-cas ou parfois pour l’apéritif, ces tartines belges (ou tartines de Bruxelles) qui, en dépit de leur extrême simplicité, sont assez raffinées et absolument délicieuses. Les photos parlent d’elles même et il est presque inutile de vous en donner la « recette » : pain de campagne, fromage blanc et oignons nouveaux hachés, radis en rondelles et ciboulette. Pour ma part, j’utilise un très bon pain bio de chez Alex Croquet à Lille – l’un des meilleurs boulangers au monde – ou de chez C’est si bon lorsque je suis à Bruxelles. …

Parfums voyages

Lundi matin, retour au travail. Dehors le printemps explose, les mésanges bleues s’affairent, les corolles des jonquilles se balancent dans la douceur de l’air et les bourdons bourdonnent de bon cœur tout à leur ouvrage de bourdon. Il fait beau, délicieusement beau et, mon dieu, il nous faut travailler ! Qui donc, hormis les artistes, les inventeurs géniaux, les chercheurs émérites, les médecins par conviction ou les pâtissiers de renom, peut avoir envie de travailler par une journée pareille ? Pas moi en tous cas. En ce lundi matin, j’ai donc traîné, ralenti le rythme (comme je sais si bien le faire). J’ai pris le temps, me suis octroyé ce luxe suprême. Les dossiers en cours et les réunions du jour pouvaient bien attendre – être en retard est de toute façon ma spécialité. J’ai donc siroté trois tasses de thé, accompagnées de tartines au miel de lavande, debout dans ma cuisine, absorbée par le spectacle du cerisier tout en feuilles tendres qui se trouve sous ma fenêtre. Le passage des avions dessinait de belles lignes blanches …

Leçon de simplicité : Les « Pommes en l’air »

Dans mon article précédent je vous proposais une leçon de bonheur : la recette de la tarte Bourdaloue aux pommes et noix de pécan. Le commentaire laissé par Catherine m’a donné l’idée d’une seconde « leçon » ; de grande simplicité cette fois mais toujours avec des pommes. Les pommes en l’air. Une recette simple comme bonjour, faite en 3 secondes, idéale quand une envie de sucré et de réconfort se fait sentir. Le mois de février, en dépit de sa brièveté, m’a toujours semblé interminable. C’est un drôle de mois coincé entre la magie de janvier et le renouveau annoncé par mars. Seuls la neige et le froid rude peuvent le sauver en nous donnant la sensation d’être comme des survivants au cœur du pôle Nord, reclus dans la chaleur de notre tanière. Sortir, oui, juste pour aller travailler, revenir vite, passer à la boulangerie puis rentrer se réchauffer avec un chocolat chaud, une tranche de brioche ou ces pommes en l’air vites faites bien faites. Aujourd’hui le temps est juste morose. Pas de neige, pas d’étoiles glacées …

Leçon de bonheur : Tarte Bourdaloue aux pommes et noix de pécan

Hier soir, rendez-vous chez le kiné. Rien de grave, juste une séance pour me rassurer et m’entendre dire que mon genou gauche se porte à merveille. En fin psychologue, mon kiné sait bien que, même si je suis loin d’être douillette et plutôt d’une nature courageuse et stoïque, je suis, malgré tout, légèrement angoissée dès qu’il s’agit de ma santé ; ou plutôt de la crainte d’être privée de liberté ! Je ne m’évanouis pas à la vue du sang, je peux endurer sans broncher la douleur d’un orteil cassé mais suis malade rien qu’à l’idée d’être contrainte à l’immobilité. Comme à notre habitude, alors que mon genou se pliait –au sens propre – aux exercices d’assouplissement, nous avons conversé. De fil en aiguille, après avoir évoqué les vœux de jadis (l’heureux temps où le mot étrennes avait un sens), nous avons déploré de concert cette généralisation du « chacun pour soi », du chacun replié sur son nombril à la recherche d’un équilibre intérieur et des gourous en tous genres aussi prompts à proposer …

Bonne année ! (et jardin givré)

Je vous souhaite à tous, chers fidèles lecteurs, une très bonne année 2017 ! Une année pleine de bonheur, de bonheurs (avec un « s »), de ces petits riens qui enchantent le quotidien, de tout ce qui est votre tasse de thé et qu’il faut savoir attraper au vol, de ces moments où il faut savoir s’arrêter, prendre le temps, luxe suprême indispensable et salutaire ! Pour ce premier billet de l’année, j’ai choisi de partager quelques photos du jardin de Doudeauville. Un jardin givré, blanc, bleu de glace, en accord parfait avec cette période si particulière, comme suspendue, entre parenthèses, de la fin d’une année et du début d’une autre, toute neuve, n’attendant que nos bonnes résolutions … Pour ce qui est de mes bonnes résolutions, disons que je peaufine ma liste. Je m’accorde du temps, je profite du flottement des premiers jours de janvier pour me préparer à les mettre en pratique … Je ne sais pas pour vous, mais moi j’adore ces premiers jours nouveaux. Tout semble (presque) possible … L’expérience nous montre qu’en fait …