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Christmas cake

Autant l’avouer, je suis une fan absolue de la série britannique Downton Abbey. Alors quand mes yeux se posèrent sur Downton Abbaye, recettes de Noël, exposé en bonne place au Furet du nord, j’en saisi un exemplaire, le feuilletai avec délectation – découvrant de superbes photos, une mise en page élégante et des recettes à l’avenant – puis me dirigeai vers les caisses, un exemplaire sous le bras et un sourire de satisfaction aux lèvres. Car si j’aime Downton Abbey, j’aime aussi Noël et l’idée de tester de nouvelles recettes anglaises comme ce Christmas cake. La photographie figurant à côté de la recette me donna en effet immédiatement envie de faire ce gâteau, promesse de réconfort, d’authenticité et de Noël traditionnel. Qu’il est loin en effet le temps où ma grand-mère petite-fille s’émerveillait d’une orange et où amandes et figues séchées composaient un dessert de fête. Ce cake de Noël me semblait parfait. A la fois simple et somptueux car riche en raisins secs, amandes, zestes d’agrumes, parfumé au Cognac et décoré de fruits confits. …

Un café ou un spritz ? Deux, trois adresses à Venise …

Loin de moi l’idée de vous donner une liste exhaustive de tous les cafés de Venise mais plutôt de partager quelques adresses que j’apprécie tout particulièrement. Car à Venise, prendre le temps de savourer un espresso, un petit gâteau ou un spritz fait selon moi partie du bonheur de vivre la ville. Quoi de mieux en effet que de déguster un café tout en étant à la fois parfaitement détendu et d’une attention extrême à tout ce qui nous entoure. Une expérience multi sensorielle comme je l’écrivais dans mon précédent article … Et puis, pour connaitre véritablement une ville, j’ai toujours pensé qu’il n’y a pas mieux que les librairies et … les cafés. Certaines adresses ne sont plus à présenter mais, je me suis aperçue que, malgré tout, certains répugnent à s’y rendre, par snobisme sans doute – le « trop connu » devant être pour eux synonyme de vulgaire – ou par crainte d’une addition trop salée. Dans les deux cas, c’est idiot. Du troquet minuscule aux ors de chez Florian, Venise dévoile là aussi …

Torta di noci con crema al mascarpone (gâteau aux noix et à la crème de mascarpone)

J’ai découvert cette recette il y a quelques années dans un article de Elle à table consacré à l’Italie. Biscuit aux noix fourré d’une crème de mascarpone aromatisée au café. Cela ne pouvait être que délicieux*. Je testais donc très vite cette recette, suivant scrupuleusement les indications de proportions car, comme chacun sait, la pâtisserie demande de la rigueur, tout se jouant au gramme et au centilitre près. Au centilitre près, oui … La recette indiquait d’incorporer dans le biscuit 15 cl de rhum. Et comme j’avais décidé de doubler les proportions afin d’obtenir un gâteau plus généreux, je versai donc mes 30 cl de rhum dans un verre-doseur ; m’étonnant quand même de la quantité d’alcool. Mais bon, j’adore le rhum et puis, Elle à table ne pouvait pas se tromper ! J’incorporai donc les 30 cl d’alcool (presque un tiers de bouteille quant on y pense) à ma pâte. Pensant qu’il devait y avoir une raison (que j’ignorais). J’aurais dû me faire confiance et comprendre plus vite qu’une erreur de frappe avait supprimé …

Asperges à la flamande

Pour moi, les asperges sont synonyme de printemps. Les vertes notamment que je trouve en accord parfait avec les feuilles toutes neuves, tendres et de ce vert acide qui donne envie de les manger. Alors, déguster des asperges c’est un peu comme croquer le printemps. Pour les accompagner rien ne vaut bien-sûr une sauce hollandaise. Mais c’est un peu long et délicat à réaliser, alors je les prépare à la flamande, à la fainéante devrais-je dire tant cela est simple et rapide. Et puis l’alliance des œufs, du persil, du beurre fondu et des asperges est tout bonnement divine. C’est l’entrée parfaite en cette saison. Voilà la recette : Asperges à la flamande Pour une entrée généreuse pour 4 personnes – 1,5 kg d’asperges blanches et vertes – Environ 125 g de beurre – Un bouquet de persil plat – 4 œufs – Sel et poivre Eplucher les asperges. Cuire les œufs durs puis les refroidir, les écaler et les écraser grossièrement à la fourchette, faire fondre le beurre dans une petite casserole (attention, il …

Petites crèmes au citron

Il y a quelques semaines, alors que je composais le menu d’un déjeuner d’inspiration italienne devant réunir mes parents et des amis, je buttais sur le choix du dessert. Je souhaitais quelque chose de léger car j’avais prévu après le potage de tomates jaunes (une délicieuse invention de Diane) et le risotto à l’estragon et aux pignons grillés, des filets de rougets accompagnés d’une caponata, le tout suivi par du Gorgonzola proposé dans sa version classique et dans sa version cremoso ; c’est-à-dire plus affinée et si crémeuse qu’il se sert à la cuillère comme le Mont d’Or. Le dessert se devait donc de clore le repas sans plus alourdir les estomacs. J’écartais ainsi Cassata, cannoli, tiramisu, torta … Il me fallait plutôt un dessert acidulé et léger mais toujours d’inspiration italienne. Je passais des heures plongée dans nos livres de recettes et sur internet à la recherche du dessert adéquat. Un vrai casse-tête. D’autant que parmi mes amis je compte des intolérants au gluten et un sportif on ne peut plus sympathique mais très …

Confitures

Je suis plutôt cigale que fourmi. Mettre de côté, penser à l’avenir, épargner, économiser sont des choses que je ne sais pas faire. J’ai d’ailleurs toujours pensé que compter ses sous et les planquer à la Caisse d’Epargne manquait sérieusement d’élégance. Au grippe-sou mesquin, j’ai toujours préféré le bohème flamboyant. Je ne mets rien de côté sauf, à bien y réfléchir, trois choses : des livres qui attendent leur heure de lecture, des jours de congé (au travail mon compte « épargne-temps » – quelle drôle d’appellation quand on y pense – est gonflé au maximum car le ras-le-bol extrême ou l’opportunité d’un voyage extraordinaire n’étant pas à exclure, je mets de côté de la liberté !) et enfin, des confitures … Depuis quelques années, j’en fais chaque été et éprouve un plaisir d’Harpagon à contempler mes dizaines de pots alignés sur les étagères du cellier ; la comparaison s’arrêtant là car je fais de la confiture avant tout pour les autres. Savoir que l’hiver venu, famille et amis pourront étaler sur la brioche du …

Krakinoskis (gâteau russe à la rhubarbe)

À Doudeauville, pas de potager (il faudrait y vivre en permanence) mais de pleines potées d’herbes aromatiques, de fraisiers, de thulbagias, de verveine citronnelle, un énorme parterre d’oseille, de la livèche (ou céleri vivace), des fleurs comestibles et un grand carré de rhubarbe ; quatre beaux pieds qui se plaisent fort bien au fond du jardin (ombre et fraicheur du sol). D’avril à juillet, leurs grandes feuilles se déploient dissimulant des tiges striées de carmin, mini forêt tropicale refuge des grenouilles rousses. J’aime, à la tombée du jour, enfiler mes bottes, empoigner un panier et traverser le jardin quand je viens juste de décider que j’ai bien envie de faire un gâteau à la rhubarbe ! Il m’en faut 4 ou 5 beaux bâtons que je casse d’un coup sec en tirant sur la tige. Je supprime leurs feuilles, les jette sur le tas de compost et regagne la maison sans trop me presser. L’air est plus frais, la lune, pâle croissant jaune paille, s’est levée dans un ciel sans nuage et le chant fluté …

Biscuits de Noël alsaciens

Pas de vrai Noël sans nos petits biscuits alsaciens. Ceux qui me lisent connaissent mon amour de l’Alsace dont le parfum de cannelle et les maisons à colombage imprégnèrent mon enfance. Noël est par excellence la fête des enfants et pour peu que l’on en soit resté un, le rituel de la confection de ces petits biscuits est une fête avant la fête. Dimanche dernier fût l’une de ces journées. Depuis le matin le ciel était d’un gris opaque et la neige tombait sans discontinuer ; tantôt à gros flocons ronds et moelleux soudainement bousculés par des bourrasques glacées, tantôt en poudre de cristaux impalpables qui se transformaient en nuages de neige lorsque le vent soufflant en rafale se faisait plus violent. Dehors, pas un chat, pas un merle, juste les silhouettes sombres de quelques passants glissant prudemment sur les trottoirs. La ville avait disparu ou plutôt s’était transformée en une esquisse d’elle-même ; les contours des maisons devenaient flous, les voitures disparaissaient sous le blanc tout comme les réverbères et les arbres. Un temps …

En Provence (adresses gourmandes) – 2/2

Un pays, une région, se visitent aussi avec les papilles. Alors, je vous livre, en guise de conclusion du récit de notre balade estivale, quatre adresses à découvrir sur place mais aussi, pour certaines d’entre-elles de gourmandises à vous faire livrer (bonheur de la commande par internet qui mettra illico prestissimo la Provence sur votre table et du soleil dans votre hiver !). Moulin Jullien (miel et huile d’olive) – Saint-Saturnin-lès Apt J’ai découvert ce producteur il y a quelques années alors que je désespérais de trouver un bon miel de lavande. J’avais écumé les quelques boutiques spécialisées, notamment à Bruxelles, et les magasins bio mais leur miel était soit quelconque soit d’origine indéterminée (miel issu de l’Union Européenne …). Il ne me restait donc qu’à taper les bons mots-clefs afin de trouver la perle rare sur internet. Ce fut long – peut-être en raison de mes critères : il fallait que le miel soit de Provence et bio, mais sans que le producteur ne me coupe l’appétit (exit donc les babas cool barbus, écolos …

Smeus

Smeus ou pommes de terre et crevettes grises à la mode belge … Encore une recette belge me direz-vous ? Oui, mais j’aurais quelques scrupules à ne pas la partager tant ce plat est un délice. C’est mon monsieur, archétype du Belge gourmand (mais néanmoins gourmet), friand de frites, de bière trappiste, de filet américain* et de crevettes grises qui me le fit découvrir il y a maintenant quelques années. Un soir, arrivant à Bruxelles directement du travail, c’est-à-dire exténuée et affamée, je le trouvais installé à la table de la cuisine devant une montagne de crevettes qu’il décortiquait une à une, patiemment, et avec une dextérité qui ne pouvait être que le fruit d’une longue expérience et d’un apprentissage précoce – chez sa grand-mère à Knokke-le-Zoute m’expliqua-t-il où on les dégustait au petit déjeuner avec des tartines de beurre salé. Le chat surveillait l’opération assis sur une chaise, le museau sur la table, stoïque. Je fis comme lui, piochant quand même deux crevettes, une pour le félin, une pour moi, afin que nous en …