Tous les articles classés dans : non classé

Le blog fête ses cinq ans !

Ma tasse de thé fête ses cinq ans et … quel drôle d’anniversaire ! Je n’ai pas écris une seule ligne depuis des mois laissant mon pauvre blog à l’abandon. Pas le temps, pas l’énergie nécessaire, l’inspiration en panne sèche. La faute à quoi ? Au confinement sans doute, à la vie absurde que nous avons menée alors – faire les courses devenant une véritable épreuve -, à l’enfermement que je ne supporte pas, à l’inquiétude qui me minait car je voulais à tout prix protéger mes parents, aux constats que je fis des amitiés et des amours perdues et à une sciatique tenace et sans nul doute psychosomatique car ne faisant que traduire mon malaise et mon empêchement. Bref la faute à cette Annus Horribilis comme dirait Elizabeth. Triste anniversaire donc mais … je me reprends. Après tout, je suis actuellement à la campagne pour les vacances et, touchons du bois, tout va bien. Je peux à nouveau faire des projets et l’avenir me semble un peu moins sombre. Et puis ce blog, je l’ai toujours …

Ce n’est pas ma tasse de thé (notes de confinement)

Notre président, chef de guerre à la petite-semaine, bouffi d’autosatisfaction, « content de lui jusqu’à l’explosion narcissique » comme le dit si bien Onfray, d’un mépris absolu envers le peuple, d’une arrogance élevée au rang de grand art se fiche de nous – aidé en cela par des médias à sa botte. C’est un fait. Il navigue à vue dans l’enfumage qu’il a lui-même produit, caresse dans le sens du poil les soignants, ces « héros » maintenant encensés alors qu’il n’avait pas levé le petit doigt pour sauver l’hôpital … On nous dit tout, on ne nous dit rien. Normal dans la dictature qui est la nôtre. Et puis, toujours comme le dit Onfray (personne d’autre que lui n’en parle à ma connaissance), la réalité – outre le mensonge de l’Etat – c’est aussi l’indiscipline des territoires perdus de la République et de ses habitants sans foi ni loi qui se moquent bien du confinement, font du trafic de masques, braquent les voitures des infirmiers et des médecins, narguent la police qui n’intervient pas …

Évidemment…

La vie étant ce qu’elle est – c’est-à-dire tout sauf un long fleuve tranquille -, il est parfois réconfortant de se laisser aller à une certaine mélancolie. Soigner le mal par le mal en quelque sorte. Ce début d’année me fût calamiteux. Bloquée de toute part, coincée dans le gris et sans perspective aucune d’amélioration à court terme -pour employer un langage que j’exècre mais qui est finalement à l’image de cette période de ma vie -, je dois ma survie aux petits riens. Ces petites choses sans importance qui éclairent notre journée et nous arrachent un sourire, fût-il intérieur. Rien n’arrive par hasard. Le corps parle pour nous et dans mon cas, m’empêcha d’avancer. Bloquée, complétement bloquée à l’orée d’une nouvelle décennie (2020 les amis !) et d’un âge (le mien) qui devrait pourtant me voir encore pétante de forme et d’un optimisme à toute épreuve. Oui, peut-être, enfin c’est ce que je croyais, après avoir soufflé mes bougies le 2 octobre et quitté mon monsieur, mais la vie se charge de nous freiner …

Parlez-vous belge ?

Monsieur Bruxelles est exotique. Il me surprend tous les jours en truffant nos conversations d’expressions typiquement belges ou de mots de brusseleir, ce parler bruxellois qui tend à disparaitre mais que l’on peut encore entendre chez les vrais autochtones (mon Bruxelles est de ceux-là). Des exemples ? Allez ! Un petit récit prétexte, juste pour vous faire sourire et vous laisser deviner le sens de mots parfois si étrangement comiques … Dimanche dernier, nous étions invités à un barbecue avant l’heure – je pourrais même dire très très avant l’heure, car, pour moi, sortir un barbecue par 10°c en plein mois de février, c’est un peu tôt. Mais le Belge est ainsi fait, qu’au premier rayon de soleil, c’est l’été et on l’entend s’exclamer, alors qu’il sirote une bière en terrasse : »Ah, mais qu’est-ce qu’il fait doef ici ! ». Pour tout vous dire, je n’avais pas trop envie de m’y rendre à ce barbecue mais Suske* (mon bruxellois) ne résiste pas à l’appel de la viande grillée. « Allez fieke ! Tu vas voir ça va …

La Poste …

Je déteste aller à la poste. Et cela dit, je m’y rends rarement. Parfois pour retirer un colis ou une lettre recommandée ou, comme hier, pour poster une carte de vœux, car sinon je m’arrange toujours pour avoir des timbres sous la main, à la maison, au bureau, dans mon sac, et pour n’avoir qu’à glisser mes courriers déjà affranchis dans une boite aux lettres. Me rendre à la poste est toujours une épreuve. Je sais d’avance que j’y ferai la queue, bien souvent coincée entre une Dame aux camélias – qui semble devoir expulser ses poumons à chaque quinte de toux –, un marmot braillard qui, de manière légèrement sadique, vous défie du regard tout en s’égosillant – le monstre ayant compris que vous ne pouvez ni le frapper, ni lui intimer l’ordre de se taire – ou un semi-clodo dont la dernière douche doit remonter à plusieurs mois. Ces jours là, pour parfaire la « punition », il pleut à torrent et l’air est saturé d’humidité (vecteur parfait – je l’imagine toujours avec …

Rentrée

M on retour à la réalité du travail est toujours un traumatisme. J’ai beau m’y préparer, retrouvant les vieux réflexes et les habitudes apprises dans l’enfance, rien n’atténue la difficulté du retour en prison. D’ailleurs, ce matin, alors que je buvais à petites gorgées ma tasse de thé, les yeux dans le vague du ciel désespéramment gris, j’ai senti monter une angoisse sourde, un malaise indéfinissable, une nausée familière. La nausée de la rentrée. Depuis que j’ai six ans, depuis l’école primaire, tous les ans, la même angoisse et aujourd’hui encore. Rentrée au travail, rentrée à l’école : même combat. Et ce n’est pas là un vain mot. Car c’est bien d’un combat à mener contre ma nature profonde dont il s’agit. Se contraindre, s’obliger, s’enfermer. Alors, comme tous les ans, j’anticipe, ne laissant rien au hasard pour ne plus devoir y penser ensuite. Hier soir, j’ai ainsi préparé, avec une rigueur toute militaire, vêtements, chaussures, sac et bijoux (ma tenue de combat) et même mon casse-croûte – rêvant de glisser dans mon panier une …

Janvier rêvé

J’aime le mois de janvier. Un mois comme la première page d’un cahier neuf sur laquelle j’inscris mentalement mes bonnes résolutions. Un mois flottant, hors du temps, en suspension entre l’effervescence de décembre et l’écoulement inexorable des jours de cette année nouvelle que j’espère toujours meilleure que la précédente, pleine de surprises, de hasards heureux, de découvertes et de bonheurs. En janvier, je m’attends au meilleur avec la légère impatience de qui reçoit, sans s’y attendre, un cadeau joliment emballé et dont il devine que le contenu le comblera – et je ne parle pas là de rubis ou de saphirs; un caillou japonais ou un trèfle à quatre feuilles sont pour moi beaucoup plus précieux. Janvier, je le veux donc glacé, silencieux et ouaté sous les flocons de neige, blanc le jour et cobalt sombre la nuit, les étoiles scintillant plus fort dans un ciel d’une pureté cosmique. Janvier, je le veux paisible, d’une quiétude douce et tranquillisante pour se préparer, se rassembler (comme le chat ou le sportif prêts à bondir) avant l’enchaînement …

Tartines belges, tartines de printemps

J’adore les radis et le printemps venu je ne résiste pas à leur belle couleur rose indien et leur croquant frais-piquant. J’aime les manger avec juste un peu de sel de Guérande, un très bon pain de campagne et du beurre salé, émincés en jolies rondelles dans une salade composée ou … sur des tartines ! Je ne connaissais pas cette recette avant que Monsieur Bruxelles n’évoque ses souvenirs gourmands de petit ket* et ces fameuses tartines belges. Depuis, à la belle saison, je prépare souvent en guise d’en-cas ou parfois pour l’apéritif, ces tartines belges (ou tartines de Bruxelles) qui, en dépit de leur extrême simplicité, sont assez raffinées et absolument délicieuses. Les photos parlent d’elles même et il est presque inutile de vous en donner la « recette » : pain de campagne, fromage blanc et oignons nouveaux hachés, radis en rondelles et ciboulette. Pour ma part, j’utilise un très bon pain bio de chez Alex Croquet à Lille – l’un des meilleurs boulangers au monde – ou de chez C’est si bon lorsque je suis à Bruxelles. …

Cucurrucucù

J’ai toujours pensé que dans la vie, pour les grandes comme les petites choses, tout est une question de moment. Le bon moment, le moment juste, le moment opportun ou plutôt, le moment où l’on est prêt. Prêt à lire un livre qui va transformer notre regard sur le monde, prêt à apprécier tel compositeur (qu’on détestait jusqu’alors), prêt à découvrir telle personne (à l’opposé pourtant de ceux que l’on jugeait – un peu étroitement – trop différents de nous) … Là non plus il n’y a pas de hasard. La vie agence toutes nos expériences comme les pièces d’un puzzle, nous adoucit, nous rend plus indulgent mais également nous renforce, nous mène, mine de rien, vers ce qui nous est essentiel, ce qui répondra à nos questions, ce qui nous correspondra … Enfin, pour moi en tous cas. Il y a quelques semaines, à une heure avancée de la nuit (j’ai, par nature, des horaires espagnols), je sirotais doucement une verveine. Il fallait que j’aille me coucher – le lendemain j’avais école – mais …

Première !

Cela fait des mois que j’y pense, des mois que j’en parle, des mois que je stocke virtuellement idées et images. Un blog. Un blog ? Et pourquoi pas finalement ? Un blog comme un modeste, très modeste, journal pour partager mes découvertes, ce que j’aime, ce qui rend la vie belle : l’art, toujours, le bleu du ciel, le ciel immense, les voyages – même immobiles ou de l’autre côté de la rue -, les roses au jardin, le Gigondas, l’école buissonnière (car il faut toujours s’échapper, la vie est dehors !), les hirondelles et les avions, l’heure du thé – le meilleur moment de la journée – pour prendre le temps de regarder et de savourer … Mais en bonne balance que je suis (mon signe astrologique me pousse à l’hésitation et à la tergiversation sans fin) j’ai hésité, hésité, hésité. D’autant que, coincée entre l’envie et la réalisation, pesait de tout son poids la terrible question « mais qui cela va-t-il intéresser ? ». J’ai donc remisé, bien rangé, dans un coin de ma tête cette idée de blog …