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Cartes de Voeux

Ah l’heureux temps des cartes de vœux ! Enfin, le temps où l’on en recevait encore … Les textos, parfois des plus laconiques (« B.an 21 ! ») les ayant remplacées. Cela est consternant mais c’est ainsi. Il en va des vœux comme de tout, c’est-à-dire que la facilité remplace l’exigence et surtout l’envie de faire plaisir, tout simplement.

J’ai toujours pensé qu’une carte de vœux choisie avec soin et répondant au double critère de nous ressembler et de plaire à son destinataire était un petit cadeau postal. Comme toute vraie correspondance d’ailleurs ; une enveloppe de papier vergé sur laquelle on aura eu soin de coller un beau timbre étant la cerise sur le gâteau.

Mais bon pour cela il faut se rendre dans une papeterie, acheter une carte de vœux, l’écrire – et là, plus question d’être trop bref – puis affronter la queue toujours interminable au guichet « envois » de la poste. Il faut prendre du temps, oui.

Pourtant cela en vaut la peine.

Je suis pour ma part toujours ravie de découvrir dans ma boite aux lettres une enveloppe dont je sais d’avance, rien qu’en la soupesant, en lisant le nom de l’expéditeur ou à la vue d’étoiles poétiquement dessinées  à côté de mon adresse, que non, il ne s’agit pas d’une facture, mais de la carte de vœux envoyée par un ami qui connait mon goût du merveilleux, de la forêt sous la neige, de la nuit d’hiver, des constellations et du gui vert d’eau sous le givre et dont cette carte en sera le reflet.

Ouvrir alors cette enveloppe, c’est ouvrir un cadeau d’attention et de délicatesse. Des vœux ainsi souhaités ne peuvent être que sincères.

Moi-même, tous les ans, j’envoie des cartes de vœux. Pas à tout le monde, j’en conviens car j’applique le conseil de Mao Tse Toung « conduis toi avec les autres comme les autres se conduisent avec toi ». Un texto rapide reçu sur mon Smartphone me verra répondre de la même manière. Quant aux envois en nombre, comble de l’impolitesse, je n’y réponds même pas.

En revanche, pour ceux de mes amis qui continuent à présenter leurs vœux comme moi, je choisis de belles cartes et m’applique à ce que tout soit parfait, de l’écriture, à l’enveloppe en passant par le timbre que je tiens toujours à coller moi-même – les employés des postes n’ayant pas mon exigence quant à son positionnement parfait …

Certains diront que je suis d’une autre époque et que les vœux, ben, on s’en fout. Mais que dire alors des anglais pour qui l’échange de cartes est une tradition (il faut voir sur Instagram toutes leurs cartes reçues exposées en bonne place!). Que dire aussi de Raymond, le voisin d’en face à Bruxelles, déposant chaque 1er janvier un poème de son cru dans la boite aux lettres ? Ah, oui, c’est vrai, Raymond doit bien avoir dans les nonante ans … Donc, même si je suis loin d’avoir son âge, je dois être d’une autre génération ou d’une autre planète.

Qu’à cela ne tienne, je remettrai ça l’année prochaine et peut-être même à l’attention des rédacteurs de textos. Après tout, il n’est jamais trop tard pour leur apprendre à bien faire …

Chers fidèles lecteurs, bonne année !

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