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Ce n’est pas ma tasse de thé (notes de confinement)

Notre président, chef de guerre à la petite-semaine, bouffi d’autosatisfaction, « content de lui jusqu’à l’explosion narcissique » comme le dit si bien Onfray, d’un mépris absolu envers le peuple, d’une arrogance élevée au rang de grand art se fiche de nous – aidé en cela par des médias à sa botte. C’est un fait. Il navigue à vue dans l’enfumage qu’il a lui-même produit, caresse dans le sens du poil les soignants, ces « héros » maintenant encensés alors qu’il n’avait pas levé le petit doigt pour sauver l’hôpital … On nous dit tout, on ne nous dit rien. Normal dans la dictature qui est la nôtre. Et puis, toujours comme le dit Onfray (personne d’autre que lui n’en parle à ma connaissance), la réalité – outre le mensonge de l’Etat – c’est aussi l’indiscipline des territoires perdus de la République et de ses habitants sans foi ni loi qui se moquent bien du confinement, font du trafic de masques, braquent les voitures des infirmiers et des médecins, narguent la police qui n’intervient pas par peur des émeutes ; ordres ont dû être donnés, n’est-ce pas ? … Et ça je peux le vérifier lorsque je m’aventure hors de chez moi, et suis contrainte de frôler ces banlieues « difficiles » pour me rendre dans l’hypermarché le plus proche : bandes agglutinées, voitures à fond de train dans les rues désertes … et pas un contrôle. Sans compter, ce pharmacien qui se fait arracher son masque parce que « si tu ne veux pas m’en vendre et bien, tu n’as pas à en avoir un ! ». Mais ça personne n’en parle. Il est tellement plus bisounoursement correct de saluer le personnel soignant et les belles initiatives, l’œil humide et la voix pleine d’une émotion qui me met mal à l’aise tant elle semble convenue. J’ai toujours pensé que la générosité et l’empathie devaient aller de pair avec une certaine retenue, sans ostentation. Et puis, je ne peux m’empêcher de sourire sachant que ceux-là même qui sortent applaudir nos héros chaque soir depuis leurs balcons, étaient pour certains de farouches opposants aux Gilets Jaunes qui eux, réclamaient entre autre, des moyens supplémentaires pour l’hôpital … Mais, c’est aussi se donner en spectacle, mettre en scène (le balcon !) son soutien et sa belle âme.

D’aucun diront que je suis insensible et trop sévère et que cela crée du lien, renforce la solidarité entre voisins. Oui, peut-être … Moi, je ne vois que rarement les gens se parler dans la queue devant le supermarché. En fait, cette crise ne change rien aux rapports déjà existants entre les gens. Il y a ceux qui dévalisent le rayon pâtes du supermarché et ceux, comme ma voisine, qui vous font des cadeaux. Mais, pendant la guerre – la vraie, celle de 40, de nos grands-parents – c’était déjà comme ça, non ? Ma grand-mère faisait cent kilomètres aller-retour en vélo pour se ravitailler dans les fermes des Flandres et en faisait profiter son quartier alors que d’autres faisaient du marché noir.

Ce virus ne rend pas les gens meilleurs. Il renforce simplement, comme le fait l’avancée en âge, les traits de caractère.

Je ne fais pas partie de ceux qui pensent que cette épidémie changera notre société. Elle ne changera rien. Tout repartira de plus belle. N’oublions pas que c’est un banquier qui dirige la France et, jusqu’à preuve du contraire, les banquiers ne sont pas du côté du peuple. Ils trinquent entre eux au champagne en faisant fructifier les affaires des copains. Dès que le confinement sera levé pour de bon, les masses n’auront de cesse que d’aller à la plage et de tout oublier. Et on ne saurait les en blâmer … J’espère seulement que l’été passé, la mémoire leur reviendra de cette « guerre » sans armes, de cette mascarade et d’un Macron qui restera à jamais un mauvais acteur, sans l’étoffe et la carrure nécessaire pour son rôle. Les urnes sont faites pour ça. Mais là encore, je n’ai pas d’espoir. Les français ont la mémoire courte.

Mais bon, tout cela certains l’expriment beaucoup mieux que moi. Alors révolte mise à part, ce confinement, il faut bien le vivre et c’est de cela dont je devrais plutôt parler. Subir sans trop subir.

Allez, je vais me faire une petite tasse de thé cela console de bien des choses.

 

 

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